Les meilleurs gardiens de l'histoire

En fouillant sur YouTube ce matin, je suis tombé par hasard sur cette vidéo qui montre quelques bons moments des meilleurs gardiens de l'histoire de la LNH.  La musique (Our Lady Peace) est plus qu'ordinaire, mais c'est un montage honnête qui a la qualité de nous faire sourire en coin pour différentes raisons...  Jugez-en par vous-même:

Ron Hextall?!  Hmmm, un gardien mémorable, oui.  Un des meilleurs de l'histoire la LNH?  Non, je ne crois pas.  J'aurais mis Grant Fuhr, Ed Belfour ou Bernie Parent bien avant ce cerbère disjoncté.  Mais bon, c'est un fait: on se souviendra longtemps de son crâne dégarni, de ses sauts d'humeurs et de ses deux buts en carrière dont un en séries éliminatoires.

Sergei Samsonov dans les mineures

Sergei Samsonov a connu une saison de misère l'an dernier à Montréal, n'ayant amassé que 26 points (9 buts et 17 mentions d'assistances) en 63 parties.  En l'échangeant à Chicago, le CH se débarassait d'un joueur qui vivait sur sa réputation et sur son trophé de Recrue de l'année en 1998, mais la peur de le voir se réveiller (et ainsi ridiculiser l'organisation Montréalaise) était palpable chez les partisans.  Et bien, il n'en est rien.  Samsonov, du haut de son contrat de 3.5M$, s'est royalement "pogné le beigne".  En 23 matches cette saison, il montre un rendement de 4 maigres passes.  Pas de but.  Pas un seul.  C'est tellement pathétique que le beau Russe a été rétrogradé à Rockford dans la Ligue Américaine il y a deux jours.  Et comme vous le savez, un joueur n'ayant pas de contrat à deux volets (LNH & LAH) doit nécessairement passer 48 heures au ballotage.  Toute cette procédure s'est déroulée normalement sans qu'aucune équipe de la grande ligue ne le réclame...  Pauvre Sergei.

Il faut dire à sa décharge qu'il a été éclipsé des deux trios offensifs des Hawks par la tenue impressionnante des recrues Jonathan Toews et Patrick Kane.  Et Samsonov, sur un trio doté de peu de talent offensif, n'est vraiment pas dans son environnement.  Il est un habile manieur de rondelle mais il a surtout besoin d'espace pour s'exécuter... ce qu'un troisième ou quatrième trio n'offre habituellement pas.

Faut-il pleurer le départ de cette ancienne étoile pour le club-école de Chicago?  Non, pas vraiment.  Son éthique de travail a été mentionnée à Edmonton, Montréal et maintenant Chicago.  S'il voulait retrouver sa touche, il aurait dû prouver à ses entraîneurs qu'il y travaillait dans les pratiques.  Il aurait dû "manger les bandes", être toujours prêt à bondir.  Mais depuis 2 ans, il n'affiche pas du tout cette combativité qui est propre aux gagnants, à ceux qui veulent aller toujours plus haut.

Comment répondre comme un vrai capitaine.

Samedi dernier, dans le cadre de l'émission "Le débat des chefs" à RDS, Guy Lafleur a solidement planté un couteau dans le dos du CH en entier: les joueurs, les dirigeants et l'organisation en général. Il a tout bonnement insinué que les joueurs du CH étaient tous des joueurs de quatrième trio.  Ouch.  Beau travail, monsieur l'ambassadeur.

Évidemment, ca fait jaser dans les chaumières Québécoises.  Et avec raison.  Quand on est une légende du hockey, on est écouté et respecté.  Quand on est ambassadeur, on doit motiver les gens à s'accrocher au rêve du CH, sans les "bullshitter".  Mais de là à dire que Kovalev, Koivu, Higgins et compagnie sont des joueurs de 4ième ligne d'attaque, il y a une mer de différence.

Le plus beau dans cette histoire, c'est la réplique de Koivu qui est apparue dans les journaux ce matin: "Nous n'aurions pas le meilleur jeu de puissance s'il n'y avait que des joueurs de quatrième trio dans cette équipe".  Bien dit.  Dans ta face, ambassadeur nostalgique.

Après cette cinglante réplique, j'espère qu'on ne mettra plus en doute le titre de capitaine qui reviens à Saku Koivu.

David Aebischer au ballotage

David Aebischer, ancien du CH obtenu dans la transaction qui avait permis de se libérer de l'étourdissant salaire de Théodore (et de son trou béant au-dessus de la mitaine), a été offert au ballotage par son nouvel employeur, les Coyotes de Phoenix. 

N'ayant pris part qu'à un seul match cette saison (un défaite de 3-0 contre Columbus - 30 lancers stoppés), il faut croire que ce gardien qu'on disait prometteur se révèle comme étant ce qu'il aurait toujours dû être: un choix de sixième ronde.  Parfois, ca ne ment pas.  Je suis convaincu qu'en tant qu'auxiliaire il pourrait faire un boulot plus qu'honnête, mais parfois, c'est dans la tête que ça se joue.  Et je crois qu'Aebischer s'est toujours considéré comme un gardien partant, c'est du moins l'impression qu'il m'a laissé lors de son passage dans la métropole québécoise.

Et à 600 000$, je crois qu'il pourrait intéresser une équipe qui cherche un peu de profondeur à cette position. À moins que le Suisse ne souhaite retourner dans son pays natal, refusant ainsi de jouer les seconds violons dans la dure LNH...