Comment répondre comme un vrai capitaine.

Samedi dernier, dans le cadre de l'émission "Le débat des chefs" à RDS, Guy Lafleur a solidement planté un couteau dans le dos du CH en entier: les joueurs, les dirigeants et l'organisation en général. Il a tout bonnement insinué que les joueurs du CH étaient tous des joueurs de quatrième trio.  Ouch.  Beau travail, monsieur l'ambassadeur.

Évidemment, ca fait jaser dans les chaumières Québécoises.  Et avec raison.  Quand on est une légende du hockey, on est écouté et respecté.  Quand on est ambassadeur, on doit motiver les gens à s'accrocher au rêve du CH, sans les "bullshitter".  Mais de là à dire que Kovalev, Koivu, Higgins et compagnie sont des joueurs de 4ième ligne d'attaque, il y a une mer de différence.

Le plus beau dans cette histoire, c'est la réplique de Koivu qui est apparue dans les journaux ce matin: "Nous n'aurions pas le meilleur jeu de puissance s'il n'y avait que des joueurs de quatrième trio dans cette équipe".  Bien dit.  Dans ta face, ambassadeur nostalgique.

Après cette cinglante réplique, j'espère qu'on ne mettra plus en doute le titre de capitaine qui reviens à Saku Koivu.

Kovalev, un dépendant affectif?

Ce matin je suis tombé sur un article écrit par le très sérieux journaliste Alain Gravel de la SRC.  Ce dernier a passé 2 jours avec le grand Alex Kovalev dans le cadre de son reportage sur l'exode des joueurs Russes vers la LNH.

Ce qui ressort de cet article, c'est le désir de Kovy de se faire aimer de tous.  Dur à croire quand nous analysons son comportement des dernières années avec les médias Québécois...  M. Gravel nous mets en garde face à une possible manipulation de son image lors de ces 2 jours, mais dans les faits, il est très plausible qu'il soit simplement à la recherhce de l,amour et de l'admiration de tous.  Quand Kovy s'est rendu en Gaspésie pour y rencontrer une fan finie, qui voulait-il impressionner?  Les médias locaux?  Sûrement pas.  Et tout au long de ces 2 jours en Russie, M. Gravel rapporte que le grand ailier du CH étirait constamment ses visites, entrevues et conversations avec ses compatriotes.  Parce qu'il aime être vénéré?  Sûrement.  Sauf qu'un joueur de sa trempe n'est pas obligé de prendre autant de temps pour les autres, aussi plaisant celà soit-il pour lui.

Alors voici ma conclusion: est-ce que notre Kovy serait un hypersensible ou même un dépendant affectif?  Tirez-en vos propres conclusions en lisant le court billet de M. Gravel.

Ah, et par la même occasion, prenez 30 minutes de votre temps pour écouter le reportage diffusé hier soir à Radio-Canada.  Une excellente analyse de la situation plutôt tendue entre la Russie et la LNH.

Claude Legault se fâche

Claude Legault, cet excellent comédien, scénariste et improvisateur, est un mordu de hockey.  Sauf que mercredi soir, à Flash (sur les ondes de TQS), il a pété les plombs. Il a accusé les journalistes sportifs de Montréal d'être des "hystériques finis".  Il en a rajouté en disant qu'"ils écoeurent les joueurs. Ce sont des frustrés.".  Bon, c'est un gars qui parle avec beaucoup d'émotion, mias qui se montre aussi hystérique que les journalistes en question...

Et si on essayait de trouver qui sont les hystériques finis dans la communauté journalistique de Montréal? Richard Labbé, non.  Réjean Tremblay, bof, je ne pense pas qu'il entre dans cette catégorie.  Mathias Brunet? Loin d'être hystérique, il a plutôt tendance à rapporté des histoires qui remettent tout le monde en question et je trouve ça correct.  Michel Villeneuve? Hystérique, un peu.  Mais il donne un show.  Idem pour Ron Fournier.  Ces deux gars-là sont des " one-man show", comme on en a partout, dans chacune des ville de la LNH (d'accord, peut-être pas à Nashville...) et dans chacun des sports.  Pat Hickey? À part planter Brisebois (il est l'inventeur du "Breeze-By"...), c'est un homme de carrière plus sérieux que le Pape. Et au Journal de Montréal, je doute que l'on puisse mettre Marc Defoy et Bertrand Raymond dans ce panier.  Est-ce que j'ai fait le tour?  En ai-je oublié?

Je pense que Claude Legault, tout comme la majorité des amateurs à Montréal, en a assez de voir son équipe se battre pour la dernière place des séries.  Il est frustré, sur le bord d'être hystérique. Moi aussi. On cherche tous un coupable et pour M. Legault, ce sont les journalistes.  Il se disait irrité par toute l'affaire Brière, il disait que les journalistes avaient brassés cette histoire trop longtemps pour rien.  Soit.  Mais les gens en raffolaient.  Le public en redemandait. Pas tout le monde, mais une bonne partie des gens ne comprennaient pas pourquoi il avait choisi Philadephie.  L'espoir avait grandi depuis le printemps et on ne peut terminer le deuil de milliers d'amateurs en une seule déclaration, en un seul article ou en un seul reportage.  Les gens du Québec mangent du hockey à toute heure du jour et de la nuit.  Les médias répondent à la demande.