Claude Legault se fâche

Claude Legault, cet excellent comédien, scénariste et improvisateur, est un mordu de hockey.  Sauf que mercredi soir, à Flash (sur les ondes de TQS), il a pété les plombs. Il a accusé les journalistes sportifs de Montréal d'être des "hystériques finis".  Il en a rajouté en disant qu'"ils écoeurent les joueurs. Ce sont des frustrés.".  Bon, c'est un gars qui parle avec beaucoup d'émotion, mias qui se montre aussi hystérique que les journalistes en question...

Et si on essayait de trouver qui sont les hystériques finis dans la communauté journalistique de Montréal? Richard Labbé, non.  Réjean Tremblay, bof, je ne pense pas qu'il entre dans cette catégorie.  Mathias Brunet? Loin d'être hystérique, il a plutôt tendance à rapporté des histoires qui remettent tout le monde en question et je trouve ça correct.  Michel Villeneuve? Hystérique, un peu.  Mais il donne un show.  Idem pour Ron Fournier.  Ces deux gars-là sont des " one-man show", comme on en a partout, dans chacune des ville de la LNH (d'accord, peut-être pas à Nashville...) et dans chacun des sports.  Pat Hickey? À part planter Brisebois (il est l'inventeur du "Breeze-By"...), c'est un homme de carrière plus sérieux que le Pape. Et au Journal de Montréal, je doute que l'on puisse mettre Marc Defoy et Bertrand Raymond dans ce panier.  Est-ce que j'ai fait le tour?  En ai-je oublié?

Je pense que Claude Legault, tout comme la majorité des amateurs à Montréal, en a assez de voir son équipe se battre pour la dernière place des séries.  Il est frustré, sur le bord d'être hystérique. Moi aussi. On cherche tous un coupable et pour M. Legault, ce sont les journalistes.  Il se disait irrité par toute l'affaire Brière, il disait que les journalistes avaient brassés cette histoire trop longtemps pour rien.  Soit.  Mais les gens en raffolaient.  Le public en redemandait. Pas tout le monde, mais une bonne partie des gens ne comprennaient pas pourquoi il avait choisi Philadephie.  L'espoir avait grandi depuis le printemps et on ne peut terminer le deuil de milliers d'amateurs en une seule déclaration, en un seul article ou en un seul reportage.  Les gens du Québec mangent du hockey à toute heure du jour et de la nuit.  Les médias répondent à la demande.

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