Sergei Samsonov dans les mineures

Sergei Samsonov a connu une saison de misère l'an dernier à Montréal, n'ayant amassé que 26 points (9 buts et 17 mentions d'assistances) en 63 parties.  En l'échangeant à Chicago, le CH se débarassait d'un joueur qui vivait sur sa réputation et sur son trophé de Recrue de l'année en 1998, mais la peur de le voir se réveiller (et ainsi ridiculiser l'organisation Montréalaise) était palpable chez les partisans.  Et bien, il n'en est rien.  Samsonov, du haut de son contrat de 3.5M$, s'est royalement "pogné le beigne".  En 23 matches cette saison, il montre un rendement de 4 maigres passes.  Pas de but.  Pas un seul.  C'est tellement pathétique que le beau Russe a été rétrogradé à Rockford dans la Ligue Américaine il y a deux jours.  Et comme vous le savez, un joueur n'ayant pas de contrat à deux volets (LNH & LAH) doit nécessairement passer 48 heures au ballotage.  Toute cette procédure s'est déroulée normalement sans qu'aucune équipe de la grande ligue ne le réclame...  Pauvre Sergei.

Il faut dire à sa décharge qu'il a été éclipsé des deux trios offensifs des Hawks par la tenue impressionnante des recrues Jonathan Toews et Patrick Kane.  Et Samsonov, sur un trio doté de peu de talent offensif, n'est vraiment pas dans son environnement.  Il est un habile manieur de rondelle mais il a surtout besoin d'espace pour s'exécuter... ce qu'un troisième ou quatrième trio n'offre habituellement pas.

Faut-il pleurer le départ de cette ancienne étoile pour le club-école de Chicago?  Non, pas vraiment.  Son éthique de travail a été mentionnée à Edmonton, Montréal et maintenant Chicago.  S'il voulait retrouver sa touche, il aurait dû prouver à ses entraîneurs qu'il y travaillait dans les pratiques.  Il aurait dû "manger les bandes", être toujours prêt à bondir.  Mais depuis 2 ans, il n'affiche pas du tout cette combativité qui est propre aux gagnants, à ceux qui veulent aller toujours plus haut.

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